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Discussion in 'Chapters' started by Bruno orteils d'acier, Oct 27, 2013.

  1. Florent85

    Florent85
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    Salut, salut.

    C'est fait : vendredi dernier à 18h et quelques, à Oyonnax, je m'élançais avec pas mal de coureurs pour environ 160km et + de 5000mD+. Pour rappel j'étais en huaraches en kit, je n'avais pas pris de bâtons.

    Pour faciliter la lecture j'ai découpé le CR en 6, ce qui correspond aux 6 tronçons entre les 5 ravitos.

    Et voici le tracé avec profil pour vous faire une idée :
    https://tracedetrail.fr/index.php/fr/trace/trace/40458

    tronçon 1, -> km 22 : je pars vite...

    Je pars, sûrement trop vite, la foulée qui me vient naturellement est une foulée avec un déhanchement assez prononcé. Très vite la 1ère côte arrive, single track, beaucoup de monde, difficile pour moi de trouver mon rythme, c'est parfois bien raide, je me déchausse alors pour ménager mes tendons d'Achille, les 1ères petites douleurs arrivent assez vite aux pieds et même aux genoux, ça m'incite à y aller molo, forcément mes huaraches attirent le regard... et les discussions : au moment d'amorcer la descente je suis avec 2 autres gars qui prévoient de faire la distance en 30h, ça me met un petit coup de pression, moi qui ai l'impression d'être parti vite et qui envisage de le faire en 28h, et quand j'arrive au ravito de Nantua, je suis très surpris de voir que seulement 2h20mn se sont écoulées depuis le départ (et oui je n'ai même pas de montre, tout au ressenti...) Définitivement je suis parti très vite, sûrement trop... et visiblement je ne suis pas le seul. (le classement intermédiaire à ce 1er ravito montre que j'étais à ce moment de la course en 10ème position : c'est indéniable je suis parti très vite, mais surtout il semble que j'ai fait le choix d'1 foulée que je vais devoir corriger.) Je retrouve la famille au ravito, je salue mon frère que je n'avais pas encore vu, il se dit surpris de mon état de fraîcheur (c'est sûr qu'au niveau du souffle je n'ai aucun souci, je ne peux pas dire que j'ai forcé, mais j'ai quand même visiblement fait travailler mes articulations excessivement), à ce 1er ravito rien ne me tente, mon frère me glisse les makis (tout juste commandés au resto d'Oyonnax) dans mon sac, je refuse les bâtons qu'il me propose et je repars donc illico.

    tronçon 2, -> km 45 : réajustement difficile...

    Ce tronçon commence par une longue côte régulière, mais je continue à un rythme relativement élevé. Ce n'est qu'au fur et à mesure du tronçon que je réalise que le changement inéluctable de rythme, et de foulée, ne se fait pas si facilement (je me souviens de points de côté). je ne cesse de me dire que cet ultra va vraiment être une aventure, qu'arriver au bout va être un véritable défi :eek:. La nuit arrive, j'inaugure la course de nuit avec lampe frontale, j'évite pour l'instant de me perdre (c'est ma hantise, sur 160km il y a quand même moyen de perdre de nombreuses fois la trace). Je suis content d'arriver au ravito où là je prends des bananes, de la soupe, je remplace ma bouteille jus citron + miel par ma bouteille jus légume et je repars. pour info, je suis arrivé au km45 après 5h22mn de course, en 16ème position. Je reste encore très en avance sur mes prévisions.

    tronçon 3, -> km 70 : le mental va mieux...

    Assez vite je sens que le ravitaillement m'a fait du bien, sur le coup j'ai mis ça sur le compte de la soupe (bon c'était du lyophilisé :(, mais ça semblait m'apporter qqch quand même). J'arrive à trouver mon rythme (enfin ;)), j'apprécie de courir dans la nuit, je préfère même être seul qu'accompagné, seul en courant au milieu de cette nature qui dort, attentif au chemin devant moi, mais aussi aux rubalises qui indiquent la trace à suivre, avec la lune qui semble m'observer. A un moment un autre coureur me rattrape à une intersection, je me prends les pieds dans une rubalise, je l'écarte du chemin pour les coureurs suivants, sans me poser + de questions tant la position de cette rubalise en travers du chemin semblait ne pas avoir de sens, nous continuons notre chemin, j'entame la discussion, puis assez rapidement nous nous posons la question si nous sommes bien sur le bon itinéraire, puisque nous ne voyons plus de rubalises... effectivement le demi-tour s'impose, mais tellement mon moral est bon à ce moment-là, je ne vis pas si mal que ça ce km effectué en plus :D, mieux que mon acolyte qui lui en est à son 2ème égarement : ce monsieur est sur un relais à 2 (et oui il y a moyen de faire jusqu'à 6 relais, voire même 8, sur ce 160km, c'est aussi une donnée qui ne m'a pas aidé à prendre le bon rythme en début de course, certainement ; puisqu' évidemment qqun qui part pour 22km va prendre un autre rythme que qqun qui part pour 160km), et nous allons + ou - nous suivre l'un l'autre jusqu'à ce qu'il passe le relais à son ami. à un moment nous empruntons un petit chemin caillouteux après une portion bitumée, ce qui m'incite à ralentir un peu, j'entends derrière moi un groupe de 4-5 coureurs qui arrivent, je les laisse passer, le dernier d'entre eux me demande si ça va, puis, ma réponse entendue, me dit gentiment que je suis parti trop vite, mais je le sais déjà ;). S'ensuit une longue portion, en faux-plat montant, de tunnels humides creusés à même la montagne, j'adore l'atmosphère, dommage que le revêtement soit un pierrier, qui m'empêche littéralement de courir... Une fois la montée achevée, la descente est courte mais je la trouve rugueuse parce que la pente est sévère : ça tape dur avec mes huaraches. un coureur lui aussi en relais s'impatiente de ne pas voir arriver le ravito synonyme de repos pour lui, je lui fais savoir que selon moi le ravito n'est pas pour tout de suite, l'invitant ainsi à prendre son mal en patience. On court ensemble, notamment autour d'un étang où il fait bien frisquet (apparemment c'est descendu jusqu'à 4°C, mais ça va j'ai bien géré mon équipement à ce niveau) jusqu'à ce qu'un ami se présente à lui, et lui assure que ça y est la délivrance est proche, il accélère alors un peu, je le laisse partir et l'encourage à bien finir, il me remercie alors, je crois que je l'ai relativement aidé à ne pas trop subir cette fin de tronçon pour lui... J'arrive donc au ravito d'Hauteville, là encore je suis surpris de lire le chrono (9h12mn : pour info j'avais couru mon 70km il y a 1 an en 10h05mn, et là je n'en suis même pas à la moitié de la course, je suis là encore très en avance sur mes prévisions, même si la dégringolade dans le classement s'amorce inéluctablement, je suis alors en 31ème position). à ce ravito, qui est aussi une base de vie, les autres coureurs changent en général de vêtements, font la sieste... Moi je ne change pas de vêtements, mais je m'allonge un peu, reprend de la soupe, de la banane, j'ajoute à ce régime du pain et du Comté (et oui nous sommes dans le Jura), des cacahuètes, je remplis ma bouteille d'eau (mix 1/4 eau gazeuse, 3/4 eau plate). Après m'être copieusement alimenté, et sommairement retapé, je repars, en appréhendant un peu le tronçon à venir : il n'est pas long question distance mais c'est un peu les montagnes russes au niveau du profil...

    tronçon 4, -> km 91 : des petits soucis... (mais heureusement j'ai des petits sushis :D)

    j'entame donc ce tronçon, ça se passe à peu près bien jusqu'à ce que la pente devienne très sévère, et que je sente que j'ai mangé qqch qui perturbe grandement ma digestion, et évidemment mon confort de course ; j'espère que ça pourra passer, je m'arrête régulièrement dans la pente (qui doit avoisiner les 50%, ce qui m'oblige déjà à retirer mes huaraches et à goûter la froideur du sol avec mes pieds nus), je m'assois pour reposer un peu mes jambes et mes intestins, mais l'inéluctable arrive, je finis par me réfugier sur le bord de ce qui est en fait une piste de ski en hiver, et j'évacue un peu rapidement une partie non négligeable du dernier et pourtant récent ravito : je mets cela sur le compte des cacahuètes, j'aime beaucoup mais c'est vrai que c'est pas génial côté digestion. Heureusement il me reste encore qq makis pour me revigorer un peu, d'autant + que le soleil se pointant et voyant la couleur du poisson cru commencer à virer, je me dis qu'il ne faut de toutes façons pas tarder à les terminer si je veux éviter d'aggraver mon cas d'un point de vue digestion (au passage j'ai eu l'impression que le saumon cru se conservait peut-être un peu mieux que le thon cru - j'avais pris 12 makis california rolls avec de l'avocat, moitié au thon, moitié au saumon). Peu de temps après m'être délesté, j'arrive enfin en haut de cette piste de ski, où des bénévoles nous attendent avec une caméra, me posant des questions au sujet des huaraches ; après ce que je viens de vivre le moment est mal choisi, je précise simplement qu'avec une pente aussi sévère que celle que je viens de monter cela m'a obligé à déchausser... en tous cas ils étaient courageux d'être montés si haut et dans le froid pour interviewer les coureurs, ils avaient même un drône que j'ai entendu au + mauvais moment, à l'instant pour ainsi dire où je baissais mon froc pour faire ce que j'avais à faire ;)). Ensuite les makis m'aident heureusement à reprendre du poil de la bête. La suite et fin de ce tronçon se passe relativement bien compte tenu du profil annoncé. A un moment on descend dans le lit d'une rivière sur plusieurs dizaines de mètres, j'évite tant bien que mal de me mouiller les pieds, mais je me dis que ça aurait été pire si j'avais eu des chaussures... Et c'était très sympa comme endroit. Je finis par arriver au ravito des Plans, au km 91, en 14h18mn et en 49ème position : on peut dire que j'ai limité la casse compte tenu de mes déboires intestinaux du début de tronçon, et de son profil pour lequel je ne suis pas prédisposé ; et là encore je reste bien en avance sur mes prévisions. Sur ce ravito je prends les mêmes aliments que précédemment, sans les cacahuètes ;), mais en ajoutant un tout petit peu de chocolat ; je fais aussi une bonne et 1ère vraie sieste, je sens quand même que j'en ai besoin... Une fois revigoré (ça a bien du me prendre 1h au total), je repars...

    tronçon 5, -> km 127 : la dégringolade des sensations... (ça aurait pu être aussi la dégringolade de la montagne si j'avais eu un rythme un peu + soutenu :hungover:, ou encore la dégringolade dans le classement mais en fait je m'en fichais un peu du classement, à ce moment-là...)

    ... je repars et je me sens plutôt bien (visiblement la sieste m'a fait du bien), jusqu'au prochain point d'eau au km 105 ; là je m'arrête et m'assoie pour refaire mon mélange eau + jus de légumes (betterave + céléri + tomate) + graines de chia (je ne regrette pas du tout ce mélange : je dirais même qu'il était tip-top). Malheureusement j'y retrouve un coureur (adepte du minimalisme) avec qui j'avais discuté, et qui ne peut s'empêcher d'abandonner (mal au genou), je suis déçu pour lui :(. Mais j'ai l'impression qu'il est à l'aise avec sa décision, et c'est vrai que c'est le principal...
    Quant à moi, lorsque je repars, mon dieu que mes jambes sont lourdes, je marche donc sur les premiers hectomètres, et lorsque je veux me remettre à courir quand les circonstances me semblent propices mon corps n'y parvient pas, je prends alors la décision de refaire une sieste sur le bord du chemin, mais lorsque je me relève après plusieurs minutes, ça ne va guère mieux, les 22kms qui me séparent du prochain ravito vont être rudes, d'autant + qu'il y a 2 descentes ultra raides (dont 1 pour laquelle le profil du dossard semblait indiquer qu'elle avait été supprimée : ce profil était vraiment approximatif, déjà que mon moral n'était pas bon, là il est descendu aussi fortement que le chemin que j'empruntais, au + profond des entrailles de la terre), et qu'à un moment je crois bon d'ingurgiter une barre énergétique à base de... cacahuètes, (j’espérais que ça pourrait passer cette fois-ci), ça me perturbe à nouveau, pas de la même façon que la 1ère fois, cette-fois, j'ai une douleur à l'estomac, qui m'empêche de m'alimenter, je cours peu, je souffre beaucoup, y compris mentalement, quand je suis contraint de m'arrêter régulièrement pour me reposer pendant les descentes, et voyant la pente qui ne finit pas de descendre toujours aussi fortement.
    Bref, dur dur, j'arrive dans un sale état au dernier ravito, qui est en fait le même que le 1er (on y repasse). au ravito je parais tellement pas bien que qqun de l'orga m'invite à aller dans la tente des pompiers pour m'y reposer et me faire prendre la tension : j'y vais, j'ai 10 de tension, il me laisse repartir, après une sieste et un ravitaillement entamé par un thé pour remettre mon estomac en ordre, il m'encourage l'air de rien à manger du sucré... Pour le dernier tronçon je serai accompagné par mon frère (puisque le pacing est autorisé sur cette course - il sera en général pieds nus, de rares fois il enfilera des espadrilles) qui me portera les bâtons qd je n'en aurai pas l'utilité (les bâtons que j'avais à disposition n'étaient pas des + pratiques et les attaches porte-bâtons sur mon sac à dos non plus). Ca pourrait m'aider, nous verrons bien... Je repars de ce ravito après 23h55mn de course, en 86ème position (ce coup-ci la détection de la puce se faisait après le ravito, et non avant comme les autres fois). Pour la première fois, je suis en retard sur mes prévisions.

    tronçon 6, -> km 156, l'arrivée : une forme de résurrection...

    Dès le début je préviens mon frère que je ne compte pas courir avant la fin de la 1ère côte, même sur le km de plat qui précède cette côte, qui est quand même sévère (tout ça pour laisser mes muscles éprouvés se réchauffer un peu). La côte se fait relativement bien : les bâtons m'aident effectivement, mais aussi mon frère me propose de la pâte de fruit qu'il avait récupéré sur le ravito, j'accepte en me méfiant au début (en fait suite à mes déboire après l'absorption de ma barre énergétique, je m'étais demandé si ça ne venait pas aussi du sucré contenu dans cette barre), mais en fait la pâte de fruit semble me faire le + grand bien, j'en prendrai ainsi régulièrement sur ce dernier tronçon. Dernier tronçon où pour 1 fois, je doublerai + que je me ferai doubler ; sinon je suis particulièrement vigilant au balisage qui est parfois light (c'est pas le bon moment pour se perdre), d'autant + que la nuit revient, avec mon frère nous parvenons non sans mal à suivre la trace, d'autres auront moins de chance que nous... Je tiens aussi à ne pas trop compter le nombre de km qu'ils resteraient à parcourir, afin d'éviter les désillusions tuantes pour le moral... La dernière descente n'est pas non plus toute simple (même si ça n'a rien à voir avec les descente avant le ravito de nantua), mais ça va, jusqu'au bout des 30km de ce tronçon, je parviens à garder un certain rythme, pas folichon non plus, mais compte tenu de la distance déjà parcourue et de mon état au dernier ravito, ce fut plutôt bien. Et lorsque nous finissons par arriver, mon autre frère qui nous attend courageusement sur la ligne remarquera notre rythme de course relativement élevé comparé aux autres coureurs arrivés avant nous. Je finis donc ce 160km (je dis 160 parce qu'apparemment il y en aurait un peu + que ce qui avait été annoncé dernièrement) en 30h31mn, et en 79ème position/113 finisseurs.

    Résultats des courses (ou de la course c'est comme on veut ;)) :

    Je m'étais fixé l'objectif de 28h, je n'y suis pas parvenu, mais à vrai dire je m'en fous, tant l'aventure fut riche en sensations et en enseignements. Et je suis très content d'avoir été jusqu'au bout de l'aventure malgré les difficultés.
    C'est vrai que j'avais, comme souvent sous-estimé la raideur des côtes et surtout des descentes (en fait quand j'y repense, pas tant que ça, j'avais vu sur le profil que les descentes avaient l'air bien méchantes, et c'est vrai que ces descentes sont arrivées à un moment où j'étais déjà pas vraiment bien ; en revanche ce que j'ai sous-estimé c'est la difficulté de descendre des pentes abruptes en huaraches - je ne l'ai pas dit dans mon CR mais dans la 1ère des 2 descentes avant Nantua je me suis même mis pieds nus).
    Donc comme enseignement, autant que possible éviter les pentes abruptes (> 30%, et sur longues distances je dirais même >15%) quand on court en huaraches, si on le fait quand même, prendre des bâtons, si possible qu'on peut facilement ranger et récupérer en course, ne pas s'arrêter de prendre du sucré, les pâtes de fruits c'est bieeen (j'imaginais que sur du long le sucré nous n'avions pas à nous en préoccuper, visiblement je m'étais trompé) ; éviter les cacahuètes, même si ça donne envie (bon ça c'est probablement personnel) ; aux ravitos, rester debout ou s'allonger pour se reposer, mais éviter de s'asseoir longuement (j'ai l'impression, à vérifier). Côté douleurs d'après-course, quasiment aucune, douleur au pied gauche 1h après la course, absente au réveil le lendemain, des jambes un peu lourdes le jour suivant l'arrivée (j'ai quand même pu recourir un peu en faisant mon stop pour rentrer chez moi ;)), quelques mini-égratignures aux pieds, pas de courbatures.
    Concernant le rythme soutenu du début de course, à vrai dire je n'ai pas trop envie d'en parler... [edit : je crois en fait que la façon dont les coureurs m'ont régulièrement fait savoir que j'étais parti trop vite m'a agacé : je ne crois pas que c'était méchant (parfois même quand je discutais + longuement avec ces personnes, je les trouvais vraiment sympathiques), mais il y avait un petit côté condescendant qui disait "moi je sais comment on court un ultra", comme si c'était écrit dans un manuel pour savoir comment courir un ultra, alors que quedal, c'est à chacun de vivre son expérience, pourquoi est-ce que j'aurais à regretter d'être parti vite, c'est comme cela que j'ai construit mon expérience cette fois-ci ; après pour tout dire si c'était à refaire demain probablement j'essaierais d'adopter une foulée + en arrondi et sans doute que je ferais un meilleur temps, ce serait une autre expérience humaine et sportive] cette foulée en déhanchement que je pratique parfois, c'est vrai que cette fois-ci elle ne m'a pas réussi, c'est vrai aussi que ce n'est pas la 1ère fois qu'elle ne me réussit pas, pour autant on peut aussi reconnaitre que je ne me suis pas blessé, que je suis parvenu à arriver au bout, et c'est vrai que je continue à penser que ça peut être une piste très intéressante pour aller vite tout en douceur : à suivre... à tester (pour le moment je dois néanmoins reconnaitre que mes expériences en course ne donnent pas raison à cette hypothèse). En revanche j'ai pu réaliser à quel point un changement de rythme et de foulée en course ne se fait pas si facilement que cela (là-dessus je m'étais gourré, je pensais que ça pourrait se faire + naturellement, mais non). Et peut-être ajouter et reconnaitre aussi que, concernant ce rythme soutenu du début de course, ce qui ne m'a pas aidé, c'est que mes dernières sorties longues avant la course, je les ai faites en mode bourrin (en me disant qu'il fallait au max que je sollicite mon corps pour le préparer à l'épreuve à venir), mon corps et surtout ma tête n'avaient pas en mémoire ce rythme pépére propre au courses longues, que ce soit en déhanchant ou pas, et peu importe la vitesse, je continue à penser qu'il est bon de se laisser guider par nos sensations...

    Merci (je sais pas à qui le dire, peut-être un peu à tout le monde, évidemment aux bénévoles, aussi à la famille présente, à mon frère excellent pacer, à mon frère courageux sur la ligne, à vous de la BRS, à la nature traversée, à la lune, bref...), mais en tous cas merci pour cette aventure !!

    Enfin une petite photo de moi à l'arrivée, avec dans la main l'espadrille que mon frère a déchaussé dans un élan artistique en arrivant... ;)


    [​IMG]


    à bientôt ;)
     
    #821 Florent85, Jun 26, 2018
    Last edited: Jun 28, 2018
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  2. Rémi

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    Merci Florent.
    Pour moi, ça reste de la science-fiction. ;)
    Même la photo n'a pas voulu venir jusqu'à moi. :D
     
    #822 Rémi, Jun 26, 2018
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  3. Helder

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    (Il est à noter qu'il fallait normalement avoir pris un dossard "pacer" avant le début de la course, pour pouvoir faire "pacer". C'était en tout cas une demande. J'avais donc ce dossard.)

    Pour mon vécu en tant que "pacer" aux côtés de Florent, le voici en quelques lignes...
    Si jamais vous hésitez à vivre cette expérience de "pacer", vous demandant si cela a du sens, vous demandant si vous pouvez aider, vous demandant si vous avez le niveau, etc., je peux peut-être vous aider en disant ceci :
    - Oui, je crois que l'on aide, le moral étant important. Mais aussi au niveau logistique : porter des bâtons, indiquer un côté du chemin plus facile pour les pieds-et-huaraches, sortir la bonne bouteille de liquide parmi tout l'attirail, suggérer des petites bouchées de choses sucrées (je m'étais dit que les pâtes de fruits, je pourrais les sortir au moment opportun, sans forcer mon frère non plus). Et puis encourager d'une petite phrase de temps en temps, s'émerveiller de la nature avec l'inscrit-e à la course, c'est ce qui convient parfois pour redonner le moral.
    - Oui, cela a du sens, selon moi. Déjà, j'ai pu me rendre compte ***un peu*** de la difficulté de la course, et donc de la force mentale qu'il faut pour surmonter le morceau entier : et ça a du sens. J'ai pu engranger des émotions, qui me viennent en fait rétrospectivement : et ça a du sens. J'ai pu sentir à quelle point la nature est belle, immense : et ça a du sens (je le savais déjà un peu avec mes superbes trajets nocturnes à vélo, mais c'était toujours sur du bitume et ce n'était donc pas aussi poussé...). Et puis m'essayer pieds nus sur un tracé que je n'avais pas choisi (mais qu'on avait choisi pour nous), et plutôt déjà long : et ça a du sens (pour moi, et pour celleux de la BRS, me dis-je...).
    - Oui, on a souvent le niveau pour être pacer. Le but est d'accompagner quelqu'un-e qui a déjà couru plus de cent kilomètres (dans mon cas, en tout cas...). La lucidité est donc plus du côté du pacer, et on est dans la résistance du côté de l'inscrit-e. En revanche, il ne faut pas s'imaginer qu'on ne sera pas déjà dans l'endurance : pour traduire la double négation que vous venez de lire, l'endurance de mon genou droit a été mise à l'épreuve : la descente nocturne a été dure pour moi aussi, de ce côté-là. Le reste allait tout à fait. Puisque mon frère gagnait à prendre les bâtons téléscopiques, j'ai eu besoin de me trouver des bâtons ramassés par terre (des bouts de bois à la "bonne" longueur) pour pouvoir assurer cette descente à une vitesse acceptable.

    Pour résumer, j'ai des souvenirs et des émotions plein la tête !!! Un état de béatitude, qui m'a suivi au moins 3 jours (et je dirais qu'il me suit encore, cet état...). Merci à Florent. Le pied nu se tente sur un tel parcours, mais les heures nocturnes ont été faites avec les "espadrilles" aux pieds afin de préserver les pieds, hormis quand nous sommes arrivés en ville où il y avait du bitume (et donc un sol régulier permettant le pied-nu). Après 28 km dont environ une bonne moitié pieds nus, certains gravillons en ville étaient un peu durs pour mes pieds nus : c'est pour cette raison que j'ai remis plusieurs fois mes espadrilles dans le dernier 1,5 km (urbain). Et que j'ai dû déchausser (volontairement) dans le dernier décamètre pour finir pieds nus ! Non mais !!! :p

    Et si vous voulez être "pacer", donc, je vous encourage : l'aventure y est déjà (peut-être moins que dans le vécu de Florent, mais quand même !) !

    PS : Pour moi qui n'avais fait que le semi-marathon sur le marathon où je m'étais inscrit l'an dernier, je peux dire que 30 km est la distance la plus longue que j'ai parcourue en minimalisme-ou-pieds-nus sur un trajet "imposé". C'est une sorte de progression, si l'on veut voir ça comme ça. :)
     
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    #823 Helder, Jun 27, 2018
    Last edited: Jun 27, 2018
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  4. Nico78

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    Superbe performance qui me laisse rêveur… Et merci de nous l'avoir fait partager. ;)
    Nicolas
     
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  5. eric35

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    "ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait", disait Mark Twain au début d'un de ses bouquins.
    impressionnant.
    VRAIMENT IMPRESSIONNANT.
    surtout les 5000 D-
    chapeau bas.
     
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  6. GT179

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    C’est vraiment un exploit que tu as produit lors de ce trail ! Félicitations !!!
    En regardant les résultats sur le site de la course on prend encore un peu plus conscience de ce que tu as dû endurer; on voit la moyenne baisser entre chaque segments de chronométrage et connaissant ton niveau de performance on se dit WOUAOUUU !!!

    Bon, à mon niveau... je viens de m’inscrire pour le semi marathon du Ventoux du 29 juillet... pile poil au moment où en général il ne fait pas chaud !! (Ironie)
    C’est pas très long, vous l’aurez deviné c’est 21 km mais ce qui va faire mal aux pattes c’est les 1600 et quelques mètres de D+.
    J’essayerais de vous faire un cr et de donner une note dans le tableau des courses Barefoot.

    Et au fait bravo aussi à helder pour ton pacing !
     
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  7. Florent85

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    Merci à tous :)

    Pour te répondre au sujet du rythme qui baisse au fur et à mesure Thierry, c'est vrai que c'est souvent comme ça sur un ultra, mais c'est vrai aussi que ça a été beaucoup + vrai chez moi que chez les autres coureurs. Et en fait + ou - consciemment, je dirais que je l'ai choisi, j'avais envie d'essayer de partir assez vite (peut-être pas aussi vite que ce que j'ai fait, j'ai quand même été sacrément surpris en voyant le chrono aux 3 premiers ravitos) ; j'ai essayé, et a priori ça ne m'a pas réussi ; bon c'est vrai aussi que je ne sais pas quel chrono j'aurais fait si j'étais parti doucement... Je manque d'expérience pour pouvoir en dire +. Ce que je peux admettre, c'est que je me suis tout de suite mis dans le dur en faisant ainsi, au moins je ne me suis pas défilé devant l'aventure promise...

    Pour ce qui est de ta course, c'est aussi un sacré morceau... Amuse-toi bien ;)
     
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  8. Helder

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    Dans ce 6e tronçon (de 30 km) de l'ultra-trail d'Oyonnax, le tracé prenait parfois des petites routes, gravillonnées : le "pied-nu" y était plus difficile et je choisissais donc parfois de courir sur le bas-côté. Le hic, c'est que les jours arides étaient dans la période (on était en pleine période des foins, en altitude...). La fauche, ça donne des herbes très courtes, qui sèchent très vite durant les jours ensoleillés consécutifs (ces jours ensoleillés consécutifs qui sont synonymes de "top départ" pour faire les foins). Les épines qui traînent par là, sur les bords de route et où a été fauchée la verdure, ces épines m'ont surpris une fois sur le tracé. Et une épine sèche, si on court dessus, elle se plante facilement dans le pied. Elle ne lâche pas prise à la remontée de la jambe !
    Ceci était un message pour celleux qui tondent leurs jardins : plus vous coupez court, et moins ce sera prudent pour les pieds nus. (Et en plus, ça "crame"/jaunit/assèche l'herbe qui reste...)
     
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  9. Florent85

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    Coucou.

    Il y a plusieurs courses où je pense m'inscrire dans les 2 mois qui viennent. Les voici :

    - le trail des Beaux-Monts à Compiègne le 16/9 : je compte faire le 32km, mais il y a aussi un 5km et un 14km, en forêt de Compiègne avec un peu de dénivelé. Très sympa.

    - la course des 2 Châteaux, de Pierrefonds à Compiègne, le 30/9, 17 km sur piste cyclable bitumée, au milieu de la forêt de Compiègne.

    - la Compiégnoise, à Compiègne le 7/10, course organisée par des femmes, pour les femmes, comme des femmes (c'est + ou - ce qui est écrit sur leur site) : en ce qui me concerne soit je cours en binôme avec ma compagne sur la course mixte de 6km qui est proposée, soit je cours sur la course de 12km pour les hommes déguisés en femmes. C'est aussi pour la bonne cause, contre le cancer notamment, et je dois aussi dire que cette organisation féminine (voire féministe) me convient bien ;). Si vous êtes curieux, n'hésitez pas à aller sur leur site : http://www.lacompiegnoise.fr/l-evenement

    - le RV annuel des coureurs pieds nus, l'EcoTrail du Massif des Brasses, à Onnion en Haute-Savoie le 14/10 : il y a un 14km, 850mD+ ; et un 35km, 1900mD+. Il est possible de faire le 35km en relais à 2. C'est personnellement ce que je souhaiterais, à condition que quelqu'un veuille bien me compléter sur l'autre moitié du parcours... Avis aux amateurs... Habituellement on est plusieurs de la BRS à s'y retrouver, et ça c'est quand même très sympa :joyful:. A noter, pour les novices, que le profil est montagnard, et que les chemins sont parfois caillouteux (à coup sûr GT179, lui, les trouve très doux ;)). Pour les habitués des plaines de terre molle comme moi, c'est l'aventure, mais que c'est sympa de se retrouver en vrai... :)

    Et nouveauté pour moi, je compte faire toutes ces courses pieds nus... :matey: On verra bien...

    Au plaisir de se retrouver sur l'une ou l'autre de ces courses...
     
  10. GT179

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    Et bien Florent, tu vas devenir comme on dit chez nous un « Cador » en course à pieds nus !
    Merci pour tes compliments sur mes capacités (toute relative) à courir dans les cailloux.
    Ces derniers temps j’ai fait très peu de tout terrain et je manque d’endurance maintenant pour ces types de course.
    Néanmoins je pensais jusqu’à il y a pas longtemps faire le 35 km solo du massif des Brasses mais mon manque d’entraînement me laisse penser que ça risque d’être compliqué !
    Le faire en relais... pourquoi pas ?
    Le hic c’est que pour le classement on peut oublier car je ne suis pas de ton niveau.
    Sinon je me disais aussi qu’on pourrait faire le 35 solo pieds nus ensemble et à rythme modéré histoire de se motiver mutuellement pour rien lâcher !
    Je dois aussi t’avouer que la fin du parcours avec les chemins caillouteux me laisse perplexe après plus de trente bornes dans les pieds!
     
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  11. Hora

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    Plop !

    Le 7 octobre 2018 je participerai au semi marathon de Pertuis dans le Vaucluse.

    Mais je risque fort de vous décevoir car au mieux je serai en Five Fingers V-Trail, et au pire dans mes "anciennes" Nike Air Zoom Kerra Tiger car je ne suis pas sûr de pouvoir gérer 21km en VFF, ça me parait tôt. :(

    http://www.marathon-luberon.com/

    Il y a aussi un 10km et un 42km.
     
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  12. GT179

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    Ah oui j’allais oublier : voici mon retour sur le semi marathon du mont ventoux.
    Il était une fois un dernier dimanche de juillet, le beau temps était là, pas un nuage à l’horizon et il y avait une légère brise qui faisait frissonner le bout des branches de vieux chênes jonchés au bord de la route.
    Bon ça c’est pour le passage bucolique !
    La réalité est tout autre: t-shirt et short intégralement souillés de transpiration dès les premiers kilomètres ! En plus c’est la partie qui monte le moins !
    Dès le départ, pourtant, j’y vais molo car n’ayant pas fait beaucoup de d+ ces dernières semaines je sais que finir la course va être éprouvant.
    Au deuxième kilomètre je retrouve deux trailleurs avec lesquels j’avais discuté au départ (un peu interloqué par ma tenu!).
    Nous avons continué à discuter puis vers le quatrième kilo un des deux est resté en retrait et s’est fait distancer rapidement; jusqu’au kilomètre 7 je me cale sur le rythme du deuxième trailleur (croyais-je), il courait par à-coups, sa philosophie ou plutôt son toc est qu’il est obligé de rattraper les personnes le devançant... jusqu’à l’explosion !
    Donc au ravito du 7ieme ou 8ieme kilo, il me dit qu’il va ralentir... je me retrouve sans lièvre et comme je n’ai pas eu l’impression de trop forcer je continue sur le même rythme, et à cette allure nous avons déjà doublé beaucoup de coureurs !
    Jusqu’au chalet reynard, je continue de doubler mais le nombre de coureurs à rattraper s’amenuise !
    À tous les ravitos je prends quelques verres, tantôt d’eau tantôt de coca.
    Après le chalet reynard, soit environ 16 km de parcourus, les derniers kms vont être les plus durs, chaleur et soleil (car jusqu’à présent on traversait une forêt qui permettait de se mettre un peu à l’ombre), oui le géant de Provence est plutôt dégarni sur le haut.
    Avant de débuter la course j’espérais tout faire en courant, mais ça c’était avant.
    Dans les deux derniers kilomètres, la température et le dénivelé augmentants et le revêtement n’étant pas non plus de première jeunesse, je me vois contraint de marcher à plusieurs reprises; me laissant le temps de prendre la pause pour les photographes!
    Malgré ces moments plus lents je ne me fais pas doubler, au contraire je continue mon inexorable remontée. À environ 700 mètres de l’arrivée je sens une légère contraction dans mes cuisses et marche sur une petite dizaine de mètres pour pouvoir accélérer et histoire de passer sous le portique d’arrivée avec une vitesse suffisante pour ne pas qu’on me confonde avec un escargot !
    Au final je termine à la 135ieme place sur un peu moins de 500 finishers en 2h34 et quelques.
    C’est loin d’être mon meilleur temps sur semi mais l’ascension valait vraiment le coup !
    À l’année prochaine... si tout va bien!
     
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  13. Florent85

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    Coucou.

    @Hora : bonne préparation pour ton semi, c'est l'échauffement pour le Trail du Massif des Brasses du week-end suivant c'est ça ?? ;) En tous cas, fais bien comme tu le sens pour ce que tu chausseras aux pieds : l'important est que tu ne te blesses pas et que tu prennes ton pied (chaussé ou non ;)).

    @GT179 :
    D'abord bravo pour ton semi du Mont-Ventoux : que ce soit au niveau des jambes comme au niveau des poumons, ça a du bien travailler... Bravo !!
    Sinon je ne suis pas encore un cador pieds nus ; d'ailleurs j'hésite beaucoup à faire le trail des Beaux-Monts pieds nus, on verra bien : comme dit + haut à Hora il faut que le plaisir soit là aussi, et c'est une course qui me sert un peu de marqueur pour connaitre mon niveau et ma progression éventuelle en course à pieds d'une année sur l'autre, et comme il y a des endroits où c'est évident que je vais perdre du temps en étant pieds nus (il y a notamment pas mal de descentes assez techniques dans le coin), je risque d'être frustré. Et c'est pas le but...
    Pour les Brasses l'enjeu n'est pas le même, donc je veux le faire pieds nus (et puis mon expérience chaussée l'année dernière me fait dire que j'ai plutôt à y gagner qu'à y perdre en me mettant pieds nus ;)). Alors le 35km pieds nus avec toi, ce serait super sympa (je kiffe vraiment l'idée), à condition que ça ne devienne pas un calvaire pour l'un de nous 2, ou pour nous 2... parce que 35km dans la montagne c'est déjà long, pieds nus, ce le sera encore + (à vrai dire j'ai déjà fait 35km pieds nus en 1 journée, mais c'était de la plaine de terre molle :p). Je sais pas... Sinon pour ce qui est du hic du classement sur le relais parce qu'on est pas du même niveau : euh... pieds nus tu es certainement meilleur que moi compte tenu de la distance, du profil et du terrain. Et puis le classement aux Brasses je m'en fous un peu à vrai dire, mais je peux me booster pour toi si tu veux ;) (et me connaissant le naturel va vite revenir au galop ;) : voyant les coureurs devant moi, je vais pas les laisser s'imaginer que je pourrais pas faire aussi bien qu'eux pieds nus quand même !! :D)
     
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  14. Lambda

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    Lundi j'ai couru pour la première fois sur un circuit automobile, et c'était... fantastique !
    La surface est vraiment aussi lisse que ce que l'on peut rêver. Même les bandes peintes en rouge qui ont plus de grip pour ralentir les voitures qui sortent de la piste.
    Vraiment le type de surface à conseiller à des débutants.

    Ce n'est pas une course mais un simple créneau de 3 heures pendant lesquelles le circuit est réservé pour les runners (et quelques rollers). On peut boucler autant de tours que l'on veut, il n'y a ni chrono, ni ligne d'arrivée. La plupart des participants courent un seul tour, certains courent jusqu'à ce qu'il fasse nuit. D'autres continuer de courir de nuit, mais à la frontale car le bout du circuit est dans le noir complet.

    L'événement s'appelle la "Sunset Run", c'est-à-dire la course au coucher du soleil. On se demande bien pourquoi :)

    [​IMG]

    Évidemment j'étais tellement impatient que je suis parti beaucoup trop vite, et après un premier tour sur le tracé F1 de 5,8 km j'ai bouclé mon second tour sur la variante de 3,8 km (voir l'activité sur Strava pour ceux qui y ont un compte).
    Puis je me suis arrêté faute d'avoir emporté ma lampe.

    Un point positif, c'est que l'événement a lieu tous les mois de mars à octobre, et je me prépare déjà à y retourner le mois prochain pour la dernière session de l'année. Et j'aurais ma frontale pour (peut-être) courir pendant 3 heures.

    Oh, j'ai trouvé un peu excessif de signaler les virages 200 mètres à l'avance, personne ne court aussi vite :)

    [​IMG]
     
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    Aaaaaahhhhhh c’était donc ça !!
    En voyant ton activité je me suis dit beh dis donc, il se privatise le circuit ? C’est qu’il a le bras long lambda !!!!

    Sur tes photos, il n’y a pas l’air d’y avoir grand monde !? Contrairement à l’affiche de promotion du circuit !

    Je n’aurais pas cru que le revêtement soit agréable, je pensais plutôt l’inverse sur circuit, pour que les pneus adhèrent au maximum.

    En tout cas ta forme revient, tu vas pouvoir faire le Trail alors... ?
     
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  16. Hans

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    @Lambda
    C'est super cool de mettre la piste a disposition. En plus, aucun risque d'avoir des trucs sur la piste genre bout de verre et compagnie.

    Par contre, en fonction de l'etat de la lune, ca doit pouvoir se faire sans aucune lumière.
    Quand je cours de nuit j'évite toujours d'éclairer la route pour laisser mes yeux s'habituer au noir ( je met une frontale sur mon bras qui eclaire derrière pour signaler ma présence) .
    Sinon le petit spot éclairé devant ses pieds crée un noir absolu partout ailleurs. On perd alors toute la beauté de la nuit.
     
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  17. GT179

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    Je fais un petit hors sujet :bag: désolé !
    Pour ma part, je cours toujours avec une frontale, je ne la mets pas très fort (j'ai le choix du nombre de lumens) et j'ai l'avantage d'avoir une loupiote avec un éclairage diffus, ce qui permet de ne pas trop m'abimer la vue pour voir en dehors de son halo !
    Je dois dire aussi que sans lumière je suis un peu craintif, notamment envers des cailloux vicieux qui se mettraient entre mon pied et la route :barefoot: !
     
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  18. Lambda

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    Alors en vrac :

    @GT179 : Non, il n'y avait pas grand monde, peut-être 30 personnes, 40 au grand max. Selon les organisateurs c'est effectivement beaucoup moins que d'habitude, robablement parce que c'était le jour de la rentrée des classes.
    Je n'y suis jamais allé parce que je croyais aussi que le revêtement serait très abrasif, mais c'est tout le contraire, un vrai billard.

    @Hans : C'est effectivement très agréable de courir de nuit sans lumière artificielle, je l'ai fait il y a quelques années, vois ici. Depuis je n'ai plus trop l'occasion puisque je cours en zone très urbanisée, mais c'est une bonne idée, je vais vérifier comment sera la lune lors de la session d'octobre.
     
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  19. Rémi

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    Salut Lambda,
    Près de chez moi, il y a aussi La foulée du circuit dijon-prenois
. J'ai loupé la dernière édition, celle du 12 mai 2018. :(
    Je vais sortir mes antennes pour être sûr de participer en 2019.;)
    Bons runs.
     
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  20. Hans

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    @GT179
    C'est vrai que les fois où j'ai couru de nuits, j'étais encore en transition donc avec des chaussures intermédiaire (des Asics 33DFA), je n'avais donc pas d'inquiétude pour les cailloux.

    @Lambda
    Super le récit ! Ca donne envie de faire de refaire des sorties nocturnes !
     

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