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Discussion in 'Chapters' started by Bruno orteils d'acier, Oct 27, 2013.

  1. GT179

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    Comme j’ai le temps (dos en vrac) je commence avec mon récit pour la salve qui viendra compléter le Trail du massif des Brasses !
    Nous voici samedi 7 octobre, comme l’année dernière je ferai du covoiturage avec Lambda, qui vient me récupérer à la sortie d’autoroute d’Avignon sud.
    Au passage nous récupérons Florent aux alentours de Grenoble et Chambéry pour finir le trajet tous les trois jusqu’à Onnion.
    Ce soir-là nous prenons nos marques, en allant chercher les dossards (rejoignant ainsi Christian et Philippe) puis en allant à l’hôtel prendre nos chambres à l’auberge Megevette.
    Comme l’année dernière le menu est le même pour ma part (hamburger savoyard) et pas vraiment régime pour un repas d’avant course mais c’est trop bon !
    Dimanche :
    Réveil 7h30, grâce à son téléphone, Lambda nous réveille en douceur (hum hum) au son de la musique du film culte du jour sans fin (le jour de la marmotte)!
    Nous prenons le petit déjeuner tous ensemble puis nous nous préparons pour être à Onnion vers 8h45. Dans la nuit quelques gouttes de pluie sont tombées rendant le sol humide mais sur l’aire de départ ça ne pose pas de problème (plus tard on verra que finalement si). Donc avant que les départs successifs ne soient donnés les nuages sont encore présents mais en passe de s’estomper et la température est fraîche mais agréable.
    À 9h30 le départ du 35km est donné puis à 10h c’est au tour du 15km, parcours que j’ai choisi. Nous nous plaçons, Christian et moi, à l’avant de la course pour la photo des barefooteurs !
    Viens maintenant le moment du départ, 10h pétante et c’est partie, nous nous mettons sur le côté pour laisser passer les furieux (enfin les fusées) et prenons un rythme normal. Environ 500 mètres après le départ, alors que je suis derrière Christian, celui-ci a un problème de laçage sur une huarache et doit s’arrêter pour corriger ça ! Je continue de mon côté pas trop vite pour attendre Christian mais je reste tout de même dans le mouvement général en fait. La côte commence après avoir fait le tour du village et elle commence fort d’entrée. Je reste sur un rythme cool pour ne pas être dans le rouge dès le début et regarde fréquemment derrière pour essayer de voir Christian mais il est à une quarantaine de coureurs derrière. Le parcours est légèrement différent de l’an dernier et la côte est un single track et les dépassements sont quasi impossibles (à pieds nus).
    Le sentier est donc différent à l’année dernière mais la pente elle est toujours aussi abrupte. La bonne nouvelle c’est que on est dans un sous-bois et que le sol est jonché de feuilles très agréable au touché et isolant du froid et de l’humidité. À ce moment là il n’y a pratiquement aucun cailloux mesquins et malgré le pourcentage important j’ai le temps d’admirer le paysage.
    Une fois la forêt passé nous retrouvons le sentier de l’année dernière qui nous amène à la station de ski un peu plus haut.
    Cette fois le ravitaillement est sur le parking de la station mais étant bien je ne m’arrête pas en pensant que celui de l’année dernière y serait !
    Ça continue toujours à monter, tout en essayant de rester sur un rythme modéré je double des coureurs (et coureuses) sur des sentiers plus ou moins barefoot car par moment les cailloux ne se cachent plus et me font des « mamours » sous les pieds !
    En arrivant vers le passage où l’on croise l’autre partie du parcours, je rattrape deux autres coureurs avec qui j’échangerais quelques mots et nous croiserons des coureurs de la tête de course (ils descendent comme des balles, impressionnant!). Normalement c’est ici qu’il y aurait dû y avoir un ravito (surprise!) et du coup aucun arrêt et autonomie complète pour moi (quand je dis autonomie c’est sans rien quoi). Nous arrivons tous les trois au pied de la dernière côte pour rejoindre la Pointe et comme eux continuent en marchant le petit faux plat précédant la dernière rampe, je les dépasse et continue à trottiner jusqu’à ce que la pente soit trop importante et m’oblige à marcher.
    Même si je suis déjà passé par là, cette dernière côte est toujours aussi éprouvante ! Bon cette année je l’ai mieux digéré car j’ai mieux géré la première partie.
    Arrivé en haut je prends deux secondes pour regarder le magnifique panorama et faire biper mon dossard.
    Le plus gros est fait, la suite progresse sur un single track au milieu des alpages, je double encore trois personnes dont un qui parle à sa cam pour promouvoir la région et parle du gars qui vient de le doubler à pieds nus !
    La descente se passe bien jusqu’à ce que l’on emprunte une piste rouge de ski, au début c’est rigolo je fais de grandes enjambées le sol est souples, puis la pente s’accentue et là les cailloux commencent vraiment à être gênants ! À la fin de la piste, il faut bifurquer à droite et le problème c’est qu’en pleine descente avec de l’herbe glissante, quelques cailloux bien pointus et la pente, je prend le virage vraiment en vrac, complètement sur le bas côté !!
    Ce n’était qu’un préambule à ce qui allait suivre !
    La « fameuse » descente arrivait à grand pas (enfin pour les coureurs chaussés). J’aborde cette partie avec une certaine réticence car ayant déjà eu un aperçu avec la piste je me doute que la suite serait compliquée !
    Me voilà donc sur le sentier tant redouté, la boue est là, les cailloux aussi, la galère commence, je fais des petits pas pour arriver à me freiner car le pourcentage est élevé. J’essaie en permanence de trouver la trajectoire où la boue est la plus profonde car c’est là où je sens le moins les pierres. En même temps il faut aussi que je contrôle les coureurs qui pourraient arriver derrière moi et éviter de leur couper la route.
    La fin de cette partie se termine par un chemin forestier avec pas mal de cailloux et après la difficulté de la descente précédente la capacité de résistance de mes plantes des pieds a été entamée. La dernière partie alterne de la route et des chemins empierrés et ces derniers ne m’aident pas à maintenir une allure correcte. Je parviens tout de même à doubler encore sur les parties en asphalte et arrive à accélérer jusqu’à la fin.
    Je passe la ligne d’arrivée bien mieux que l’année dernière, les jambes sont nickel, pas de crampes, aucune douleur mise à part la douleur au pied droit qui est dû à un contact un peu brutal de mon pied avec un caillou lors de la descente dans la boue.
    Je termine la boucle en 1h45min et 39 secondes à presque 35 minutes du premier !
    Bilan :
    La gestion de la première partie m’a bien aidé pour finir dans de bonnes conditions la deuxième. Je pensais ne pas être capable de terminer aussi bien car lors de mes entraînements je n’ai fait aucun dénivelé.
    VIVEMENT L’ANNÉE PROCHAINE
     
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    Bravo à toi Thierry (c'est vraiment une sacrée perf que tu fais là pieds nus, encore une fois...), et voilà le mien de CR...

    Pour ma part j'étais un peu encombré, j'avais qqch sous la plante de mon pied droit qui me titillait et comme souvent je venais avec des lacets déjà bien utilisés. Au delà de la performance je voulais surtout que cette course ne devienne pas un calvaire, je devais avoir un peu d'appréhension...

    Ruello, Laurent et Philippe m'accompagnaient sur le 35km, avec leurs fivefingers...

    Le départ est donné, je pars assez vite, mais moins vite que beaucoup d'autres, d'autant plus qu'au premier virage, je sens que ça va être coton : je sens mes pieds glisser sur la semelle de mes huaraches... et merde !! j'ai du les enfiler avec les pieds humides... du coup c'est galère...

    Au bout de 500m, ce qui devait arriver arriva : dans une descente rocailleuse, l'humidité et le rythme soutenu aidant, le lacet de ma sandale gauche lâche, mon pied redevenu soudainement nu heurte des cailloux du chemin : je m'arrête, suis obligé de faire ralentir qq coureurs pour récupérer ma sandale sur le milieu du chemin, et envisage la réparation du lacet, remarquant mon orteil de pied légèrement sanglant au niveau de l'ongle. Une fois la réparation effectuée, je repars bon dernier loin derrière le peloton, je cours 200m et... rebelote !! mes 2 sandales se barrent au même moment, j'avais mal renoué le lacet de ma sandale gauche, et celui de la sandale droite a lui aussi lâché... Pour le coup il avait déjà été rafistolé, je décide de le remplacer, je dois donc refaire la totalité du laçage. Bon je repars après avoir perdu entre 5 et 10mn au total, blessé (mon orteil saigne quand même, à la fin de la course, mon pied droit aura des éclaboussures du sang de mon pied gauche), pour 35km dans la montagne.

    Je rattrape bientôt la queue du peloton, et je remonte pas mal de coureurs (dont Philippe qui me souhaite bonne course, et voyant que je saigne pas mal, me dit qu'en coagulant peut-être que ça fixera un peu mieux mon pied à la sandale ;)). Cette montée vers Miribel, je l'apprécie (en fait c'est plutôt que je détesterai celle qui va suivre...) : les pourcentages dépassent rarement les 15%, on peut quasiment courir tout le temps, bon je sens parfois mon orteil gauche (en fait je me dis qu'au pire, si je ne me sens pas de continuer, je m'arrêterai à la mi-course, puisque cette année nous repassons par Onnion avant de remonter vers les Brasses). J'arrive donc à la Pointe de Miribel en 44ème position après 1h23mn07s de course... et de réparation de lacets... (l'an dernier j'avais mis 8mn de moins pour le même trajet, je sais pas quelle est la part de mes déboires du début de course, la part de mon encombrement ORL, de ma blessure à l'orteil, et du "il faut que je me ménage un peu car j'ai encore des bonnes côtes à monter")

    Les 1ers mètres de la descente de Miribel sont ardus et techniques, j'y fais gaffe, n'aggravons pas mon cas... Ensuite la descente, c'est cool, je reprends encore quelques coureurs, le soleil est au RV, j'en profite...

    J'arrive à la mi-course, et c'est reparti pour la montée des Brasses (je me sens pas trop mal, je suis pas trop inquiet pour mon orteil, je décide de continuer pour la 2ème moitié). Un acolyte me demande si je sais comment ça va être la suite, je lui réponds que je sais pas trop, mais que "la côte qui tue" de l'année dernière a été supprimée, et que comme les Brasses étant moins hautes que Miribel, ce sera a priori un peu moins dur... mais qu'on est fatigué... Assez vite on arrive dans la forêt où la pente devient très vite sévère, ce qui oblige à marcher, je me fais rattraper par "mon acolyte", je me mets pieds nus car avec cette pente, le lacet a tendance a me cisailler le tendon d'Achille. Je rattrape ensuite mon acolyte, le relief me permettant de recourir, et ce sera cela jusqu'à la fin, je me fais doubler quand c'est trop pentu pour pouvoir courir, et je rattrape du terrain quand je me remets à courir ; malheureusement on est en montagne et on marche + que l'on court dans cette côte des Brasses. Donc dur, je sens les crampes pointer le bout de leur nez, mais ça va je limite la casse je passe à la pointe des Brasses à la 41ème position en 3h37mn04s.

    Je prends la pomme qui me reste pour tenir la descente : ce sera efficace... En revanche, au moment de passer un petit ru, je trempe un peu mon pied et ma sandale droite : aïe, je déchausse pour faire sécher un peu, je fais quelques décamètres avec mon pied droit déchaussé, puis rechausse parce que le terrain se prête moins au pied nu, et bien mal m'en a pris, à cause de l'humidité encore présente sur la sandale, mon lacet se casse à nouveau au bout de quelques pas, bon la réparation est + rapide qu'en tout début de course mais quand même... Sinon je parviens à bien descendre, et termine + en forme que l'an dernier ce 35km, 1912mD+, en 4h17mn57s, en 44ème position. Bon j'ai l'orteil en sang, je me ferai définitivement retirer l'ongle par le médecin après la course afin de bien nettoyer la plaie, et je surveille encore aujourd'hui que ça ne s'infecte pas...

    Bon je suis un peu déçu par le résultat : c'est vrai qu'une partie est due à mon encombrement ORL, à ma blessure à l'orteil, au temps passé aux réparations successives, mais c'est vrai aussi que j'ai encore une fois sous-estimé le parcours, et que je ne suis pas encore fait pour ce type de relief (pentes trop raides et trop longes pour moi, technique de marche inefficace...) : faut dire que je ne m'étais pas spécialement entrainé non plus... Si on le voit à l'envers je peux me dire que ma technique de course, elle, semble relativement efficace ;):D

    et bien sûr toujours aussi sympa de voir les amis de la BRS en vrai : merci à vous les gars, ce fut très sympa :):):)

    Pour l'année prochaine je réfléchis pour le 35km en duo avec Thierry, pieds nus... ;)

    A bientôt (dans 3 jours je pars pour Haïti pour 3 mois, je serai probablement absent du forum pendant ce laps de temps).

    Florent
     
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    Wow, Florent et Thierry, quand je vois les temps que vous annoncez par rapport à ce que vous faites sur du "plat", je me dis que ça doit être sacrément costaud, ce trail... :eek:

    En tous cas, bravo à vous pour vos performances ! ;)

    Clément
     
  4. Koum

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    Quelle épopée,
    ça me donne pas envie de courir en huaraches lol
    bravo à vous tous
    peut être que l'année prochaine j'y serais aussi .
     
  5. GT179

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    Merci les gars pour vos encouragements !!
    Pour la vitesse c’est normal, la montée est casse pattes et la descente casse pieds, donc le résultat est plus lent, c’est normal !!
    Et merci Florent, toi aussi ton parcours est épique !!!
    On verra pour l’année prochaine ;)
     
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  6. Florent85

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    Oh Koum, c'est pas ça qu'il faut se dire... ;). Bon tu l'auras compris l'humidité c'est pas génial avec les huaraches en kit... (et c'est vrai aussi que j'ai attaqué la course en mode assez bourrin, sûrement trop compte tenu de mes toutes premières sensations au 1er virage : sentant mon pied glissé sur la huarache, j'aurais vraiment du ralentir la cadence... on se refait pas...) Après c'est vrai que j'ai un tempérament à user les choses jusqu'au bout, quitte à risquer que ça pète au mauvais endroit, mauvais moment, ce qui a été le cas cette fois-ci (mes lacets étaient bien usés au départ : j'ai joué, j'ai perdu ;)). Après je venais de m'acheter des lacets en cuir qui ont l'air bien + résistants que ceux que j'avais là, bon je ne les ai donc pas utilisé pour ce trail (ça aurait été de la triche ;)), mais je vais essayer et je vous dis quoi concernant ces lacets en cuir qui ont l'air pas mal du tout a priori...
     
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