Le matériel Huaraches - osez l'ultra-minimalisme !

Discussion in 'Chapters' started by Christian Barefooteur, May 10, 2013.

  1. Christian Barefooteur

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    Suite à une série de questions sur mon site, courir pieds nus (ou presque) j'ai décidé d'ouvrir une discussion sur les fameuses sandales de courses des indiens Tarahumara : les huaraches.

    Vous retours, svp : fabrication, coûts, achat, matériaux, pratique, etc. ... J'ajouterai mes propres infos au fur et à mesure...

    Christian
     
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  2. karuiashi

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    Après de nombreux essais qui vont du tapis de voiture textile, très léger et qui épouse bien le pieds mais qui s'use vite, la chambre à air très douce et résistante, le "scalp" de pneu, difficile à arracher à la carcasse, inusable mais trop épais, j'ai trouvé dans le Auchan du coin de la semelle à coller sur les chaussures, comme de la semelle Vibram mais générique donc beaucoup moins chère.

    Pour 3, 50 euros de semelles, et 2, 50 euros de lacets tubulaire pour chaussures de marche, je peux me faire une paire de Huarache en deux temps trois mouvements. 2 millimètres d'épaisseur, résistantes, légères, de bonnes auxiliaires les jours de sensibilité plantaires excessives.

    Actuellement, j'ai fait évoluer le concept en créant une demie Huarache qui protège uniquement le mid foot laissant le talon nu. Talon qui de toute façon n'a pas besoin de protection. Encore plus facile à ranger, encore plus légère et presque invisible. Sans compter que l'on peut plus facilement courir dans l'eau avec car pas d'effet de succion comme avec les Huaraches standards.

    Voilà pour mon retour.
     
  3. Lloc

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    Moi je pensais voir vers les Luna.
     
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  4. karuiashi

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    Elles son bien faîtes, en tous cas d'après ce que je peux en juger sur le site, mais qu'est-ce que c'est cher... J'aime bien Barefoot Ted, son personnage me fait délirer :) mais je trouve qu'il fait payer sa notoriété post "Born to run" écrit par son pote McDougall.
    Mais si j'avais un choix à faire, je prendrais les Luna plutôt que les "Huaraches" d'invisible shoes.

    Arghh ! je m'aperçois que je suis en train de faire du comparatif de téléachat !!! :D
     
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  5. Hobbit

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    J'ai deux paires de chez invisible shoes (4 mm et 6 mm) et une paire faite à la main avec du vibram supernewflex 4 mm acheté chez extremtextiles en Allemagne. Je préfère de loin cette dernière paire car elle est moitié moins lourd que les invisible 4 mm. Elle est beaucoup plus flexible aussi. Pour les lacets j'ai fait le rayon "cordes et chaines au mètre" chez Bricomarché. J'y ai trouvé une sorte de Polyester tressé rond vendu comme "corde à linge" ou quelque chose comme ça.
    Les invisible shoes en 6 mm, je les trouve horriblement lourdes et raides - je ne les utilise plus jamais pour courir, mais parfois comme sandales de ville, puisqu'ils sont restés relativement propres. :D
    Le point négatif commun à toutes mes paires est qu'ils sont glissant dès qu'ils deviennent mouillés, peu importe qu'il s'agit de rosée du matin, de la pluie ou d'une traversée de ruisseau.
    Les invisible shoes (depuis peu ils ont changé de nom, c'est xero shoes maintenant) mouillés glissent entre pied et semelle et aussi sur le sol, malgré le fait qu'ils ont un petit profil cranté pour aider à la traction.
    Les semelles supernewflex n'ont aucune traction et sont aussi glissant en conditions humides.
    En trail j'apporte toujours la paire invisible shoes 4 mm pour négocier les endroits difficiles, que ce soit de la caillasse ou des ronces dans la forêt - parfois pour faire pipi on doit s'aventurer loin des chemins dans des endroits moins idéales pour les pieds nus...
     
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  6. karuiashi

    karuiashi
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    Ce que tu dis sur le grip des sandales est intéressant. Au départ je mettais mes huaraches pour crapahuter sur les chemins peu carrossables mais je me suis vite aperçu que mes pieds étaient bien moins sûrs que lorsqu'il sont tout nu, notamment dans les côtes qui montent méchamment (je perdais beaucoup de traction, ce qui s'avérait fatiguant et frustrant). Dans les descentes le pieds a tendance à glisser vers l'avant et à venir s'arrêter sur le lien entre le gros orteil et le secundus, ce qui peut blesser à la longue. Et sur l'herbe mouillée et la boue, ça part dans tous les sens. Du coup, je ne les mets vraiment que lorsque mes semelles plantaires crient (très fort !) grâce :)
     
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  7. yxelle

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    Curieusement, mon avis sur les sandales rejoint le vôtre. J'ai tenté l'expérience il y a un peu plus d'1 an (avec une plaque de PVC découpée et achetée à Leroy Merlin). Je les voyais (dans la théorie) comme une seconde peau ou un genre de roue de secours au cas où. Pourtant, en pratique, elles se sont révélées bien en-dessous de mes attentes. En milieu urbain, les sensations ne sont pas terribles. De plus, la foulée a rudement intérêt à être parfaite. J'ai remarqué que la mienne avait tendance à devenir beaucoup plus sèche et agressive. Et je me suis même blessée en tapant un peu trop fort le bitume...
    Sur les sentiers nature, durant la saison pluvieuse, c'est ultra-glissant, même plus que pieds nus, ce qui oblige à ralentir. Sans compter la gadoue qui s'accumule entre le pied et la semelle, les rendant très lourdes et la foulée franchement pataude et maladroite. Le seul intérêt est de pouvoir les enfiler quand le terrain devient technique ou pique beaucoup.
    Au final, des huaraches, je retiendrai la chouette session de fabrication DIY et les façons infinies de nouer les lacets, le (modeste) confort avec 3 fois rien et le côté hipster/nomade de l'objet. Mais la fonction CAP m'échappe complètement. Comment les tarahumaras parviennent-ils courir plus d'une centaine de kilomètres avec "ça" ? Qu'ont-elles de si spécial les leurs ? A moins qu'ils aient un sens de la proprioception extraordinaire...
    Du coup, je me demande ce qu'il en est en terme d’accroche avec les demi-huaraches ??? :)
     
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  8. karuiashi

    karuiashi
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    On est d'accord que la meilleure façon de courir pieds nus, c'est de courir pieds nus :)

    Je n'utilise les sandales que pour prendre le relais lorsque j'atteins mes limites.

    Les Tarahumaras évoluent dans un environnement hostile pour l'homme et ses pieds tendres. Désertique, rocailleux, plein de cactus, peu d'eau, des falaises abruptes... Il vaut mieux être équipé de sandales épaisses faîtes dans le "scalp" d'un pneu usagé. A la fois difficile à percer et inusables elles permettent de ne pas se blesser facilement, ce qui dans ce type de milieux signifie rester en vie. Les déclinaisons tendances qui en ont été faîtes par Barefoot Ted et Xeno shoes sont justes adaptées à la ville et à la conception récréative de la course à pieds.

    Les Tarahumaras, comme d'autres peuples coureurs apprennent dés le plus jeune âge à courir pieds nus et ont une musculature et une proprioception qui, une fois chaussés, restent. C'est pourquoi, si on veut vraiment bénéficier des nombreux avantages de la course à pieds nus, il ne faut pas commencer par chausser des minimalistes. Mais c'est un autre débat...

    A noter que pour les Tarahumaras, la course à pieds n'est pas un loisir que l'on pratique quelques heures par semaines, mais un mode de déplacement et d'émulation essentiel pour souder la communauté. Ils sont coureurs 100 % du temps.

    Mes demie huaraches ont une meilleure accroche que les huaraches complètes que j'avais jusque-là. Il faut que je vous montre des photos.
     
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  9. Capsulle

    Capsulle
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    Je m'en suis fabriqué une paire l'année dernière avec un morceau de cuir épais taxé à mon cordonnier favori et une paire de lacets. Je voulais les utiliser comme sandale de ville, pour aller bosser. Je ne suis pas convaincue du tout, la semelle bouge tout le temps et se décale, je me retrouve avec le talon par terre et la semelle en biais. Sans compter les contractions (inutiles) des pieds pour tenter de garder la semelle en place. Si je serre trop, ça fait mal et ça bouge quand même. Bref, déjà que marcher c'est galère avec, je n'imagine même pas courir !
     
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  10. karuiashi

    karuiashi
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    J'ai rencontré les mêmes problèmes que toi au début.

    J'y ai remédier en taillant la semelle plus large autour de mon pied, genre 5 millimètres, parce que tracer la huarache sur un pied statique ne rend pas ce que sera la forme du pied en dynamique. Ensuite suivant l'endroit où l'on dispose les trous de passage du lien, la semelle est plus ou moins solidaire du pied. Enfin, la manière d'attacher la sandale a de l'importance ainsi que l'habitude ou pas d'en porter. J'ai aussi remarqué que l'épaisseur et donc le poids a aussi son importance ainsi que la section du lien utilisé. j'ai utilisé une fois du cuir moi aussi, une faible épaisseur récupérée sur des chausson norvégiens et ça n'a pas été probant. Sans compter que sous la pluie, ça devient une vraie savonnette :)

    Trop serré contraint le pieds et fait glisser la semelle lorsque le poids du corps ne la maintient plus au sol, trop lâche, le pied se contracte effectivement pour rester sur la semelle, il faut trouver un compromis proche du pieds. C'est une question de réglages, d'habitude mais aussi d'affinités personnelles. Chaque pieds est différent et ne bouge pas comme celui du voisin. Il y a donc des spécificités bio mécaniques à prendre en compte dans la confection d'une paire de huarache. C'est ce que j'ai appris après en avoir fabriqué une dizaine de paires.

    La huarache est une sandale qui a l'air primitif mais est en fait un outil ultra innovant. C'est une vraie interface humain/environnement qui est le fruit de millions d'années d'évolution... Nan, j'déconne :D (un peu...)
     
  11. karuiashi

    karuiashi
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    Pour ceux qui se demanderaient si on peut faire de la course "badass" sur des chemins peu amicaux avec des Huaraches, la preuve en images que c'est bleusipo (Barefoot Ted in effect) :



    Et bien sûr, si on peut le faire en Huaraches, on peut le faire sans :)

    Hein ? Quoi ?!!!

    Oui. Parce que ça n'a rien à voir avec la résistance de la peau de la semelle plantaire, mais plus avec une musculature des pieds bien développée, ainsi qu'une grande mobilité et agilité. Et bien sûr, pieds nus, pas de risque de luxation de la cheville.

    A noter que courir sur les gros cailloux est moins traumatisant pour les semelles plantaires que les petits graviers qui vous travaillent les coussinets lentement mais sûrement et en profondeur :)
     
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  12. FREDERIC SEGUY

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    j'ai pas testé les sandales mais de toutes façons je suis mieux pieds nus
    avec une paire de minimalistes dans le sac a dos si besoins et voila
     
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  13. petit-pied

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    j'adore le passage final où l'on peut comparer silouette chausé classic et celle d'un barefooter/minimaliste :)
    et je partage ton avis sur l'effet peut-être impressionant des grosses pierre mais et peu agressif (bien souvents = ne pas louper son coup... les bleus sur l'arche sont pas mal qd-même:p ) car on peu choisir où poser le pieds plus facilement
    en pratique je constate également que c'est plus souvent les petits gravillons qui font souffrir :nurse:
     
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  14. Lloc

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    Même les plus grands pratiquants de la course pieds nus mettent au minimum des sandales quand ils pratiquent sur des terrains vraiment inhospitalier ou quand ils allongent grandement la distance. Et ce n'est pas une question de pieds non préparés, c'est une question de bon sens.
     
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  15. Sanji

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    Effectivement, la question est celle de l'enjeu.
    Si je m'éclate un orteil sur une racine ou un cailloux lors de ma sortie dominicale, ça me fait raler, mais c'est pas très grave. Je rentre doucement, je soigne et voilà.
    Quand on est sur un ultra, risquer de ne même pas terminer pour un faux pas...
     
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  16. Lloc

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    c'est ça, quand tu te prépares pour un gros trucs, t'y passes beaucoup de temps, et tout cela en continuant à gérer au mieux le quotidien, donc le jour J et bien tu mets toutes les chances de ton côté, enfin t'essayes ;)
     
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  17. karuiashi

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    Le bon sens...
    C'est plutôt une question de capacités, non ? Capacités amenées à évoluer avec le temps.
    En général quand tu décides de t'attaquer à une distance type marathon ou à un trail d'une certaine difficulté pieds nus, c'est que tu t'en sens capable. Il y a toujours une part de risque, mais c'est un risque calculé. Après, quand tu sais que tu vas certainement dépasser tes capacités, tu amènes des huaraches ou autres chaussures minimalistes pour le cas où. Mais tu peux aussi ne pas dépasser tes capacités en t'arrêtant simplement lorsque tu as atteint tes limites. A moins que tout engagement dans une compétition empêche toute forme de renoncement quand celui-ci s'avère pourtant nécessaire, voire salutaire. Mais là c'est plus un problème d'ego, non ? :)

    S'éclater un orteil un Dimanche ou lors d'une compétition, je ne vois pas bien en quoi c'est différent. Sauf à considérer que la sortie dominicale est de moindre importance que la compétition. C'est un point de vu. Pas le mien. Et puis même chaussé de runnings de trail ultra protectrices il y a toujours un risque de chute, d'entorses, de claquage, d'ampoules et de tendinites. Là encore, c'est une affaire de capacités, pas de moyens. Généralement l'accident ne survient que lorsqu'on surestime son niveau, même le Dimanche :)

    Risquer de ne pas terminer pour un faux pas... N'est-ce pas là l'essence même de la compétition, où justement l'athlète doit être à même de juger s'il s'engage ou pas en fonction de ce qu'il sait sur lui ? N'est-ce pas l'intérêt de la chose que d'apprendre sur soi en prenant un risque, celui de ne pas terminer ?

    Se préparer, passer beaucoup de temps à ça, consentir des sacrifices, et/ou les faire consentir aux autres (la famille, sa vie sociale) c'est ce qu'on appelle un investissement. En course à pieds, ce n'est jamais perdu, même si on ne finit pas une course pour laquelle on s'est préparé. Mettre toutes les chances de son côté n'a rien à voir avec le matériel, sinon tout le monde gagnerait tout le temps vu tout ce que les équipementiers proposent à la vente. Non, mettre toutes les chances de son côté, c'est se connaître et savoir de quoi on est capable, pas se dire "je me lance, on verra bien, dés que je n'en pourrais plus, je mettrais mes godasses". Ce type de raisonnement on le fait quand on est obligé pas quand on a fait le choix librement.

    Même une course sur du plat, du lisse, du droit contient sa part d'incertitude, parce que le risque ne vient pas du dehors mais du dedans. C'est le coureur qui se connait ou croit se connaître, c'est le corps et l'esprit qui sont bien ou mal préparés par rapport à ce qu'on ce qu'on prétend leur faire courir.

    Lorsque Barefoot Ted dévale un sentier pierreux à fond les ballons dans ses sandales en caoutchouc, il n'est pas complètement débile, il sait ce qu'il fait parce qu'il se connait, a développé une grande mobilité des pieds et est très agile et qu'il a déjà fait la chose des dizaines de fois à vitesse réduite. Maintenant, c'est sûr, se lancer là-dedans sans expérience et ou fatigué, c'est l'accident assuré.

    Je comprends votre façon de voir les choses, vous êtes orienté compétition. Mais je ne partage pas, vos enjeux ne sont pas les miens (chacun son truc). Pour moi les courses que je fais 4 à 6 fois par semaines sont importantes et c'est un engagement en fonction de ce que je sais sur mon corps et mes pieds et ce dont je me sens capable de faire.

    Quelques fois, je me surestime, je suis trop enthousiaste ou trop fatigué, j'ai une douleur qui apparaît ou je suis déshydraté. Je ralentis, je fais une pause, ce n'est pas grave, je n'ai rien à prouver. La prochaine fois, parce que je l'ai respecté, mon corps sera plus fort. Et si ce n'est pas la prochaine fois, ce sera dans un mois ou deux, ou dans un an. J'ai le temps. :)
     
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  18. petit-pied

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    je ne suis pas sur de grande distance à l'heure actuelle mais j'ose rêver ne pas avoir à me chausser un jour pour courir... :cool: mais je pense aussi que si je ne suis pas capable de faire une course c'est plus une question de capacité générale que de pieds nus.
    l'avenir me le dira p-ê un jour mais actuellement le max que je connais "fait pieds nus" c'est le marathon... et ce n'est pas moi... je ne suis même pas sûr d'un jour arriver à courir un semi donc ... pour les records du monde de la distance pieds nus, je crois que l'on se passera de moi pour cette vie :p
    PS ququn connait le record de distance fait pieds nus ?.. (juste au cas où :hilarious:)
     
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  19. Lloc

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    Tu parles bien, tu parles comme un livre et je t'en félicite. Mais comme bien souvent la théorie, ta théorie, est bien loin de la réalité, ou si tu préfères de ma réalité.

    Protéger ses pieds est du bon sens et cela malgré toutes les belles formules que tu peux y mettre. Quand tu t'engages sur certaines distances, sur route comme en trail, il y a un moment ou tu ne cours plus du tout comme quand tu fais le tour à papa du dimanche matin. Tu t'échappes, donc excuses moi mais tu n'as vraiment plus la même attention à ce qui t'entoure, tu n'es plus dans l'état d'esprit de te protéger, donc mettre des godasses ou des sandales est judicieux. Aussi et tu le dis très bien plus loin avec les sandales de Barefoot Ted, quand tu veux envoyer, mais que le terrain ne s'y prête pas, tu te protèges point, ou tu marches et cela devient de la randonnée, merveilleuse activité mais qui n'a plus rien à voir avec la CAP.
    Après tu viens nous parler de compétition, de renoncement, d'égo. Je vais te parler en ce qui me concerne, mais je pense que c'est aussi ce qui concerne une grande majorité des pratiquants. Je ne parle jamais de compétition, je mets des dossards, et ce pour plusieurs buts, et à mes yeux la différence est grande. Premier but, le partage, les rencontres, la découverte. Le renoncement n'y a souvent jamais sa place, sauf aléa mais rare, et l'égo il reste à la casbah, on s'éclate, on prend du plaisir à plusieurs, c'est le panard. Deuxième but, le défi. J'en veux encore, j'en veux plus. Tu te mets en "danger", parce que c'est bon voilà tout, tu te prépares à ça mais de vérité il n'en existe pas, et à force de repousser la barre tu navigues dans l'inconnu, sinon tout simplement tu restes chez toi. Lors de ces évènements, l'acceptation du renoncement n'est pas une question d'égo, ou alors aux yeux des autres comme toi par exemple, c'est un combat, un déchirement, tu ne lâches pas prise sur un coup de tête un claquement de doigts, et quand tu stoppes il est bien souvent trop tard car ton chemin est là bas pas assis sur une chaise ou allonger sur la table d'un kiné. Il ne me semble pas que tu te rendes vraiment compte de tout l'investissement, de toutes les contraintes familiales qu'impliquent certaines préparations.
    Maintenant ton blabla sur le matos qui va me faire gagner, un vieil argument à deux francs de fond de tiroir, même pas j'ai envie de débattre, juste je vais te dire que je ne gagnerai jamais, ou alors si mais sur moi. Apprendre sur moi c'est ce que je fais pratiquement tous les jours, et je n'en verrai jamais la fin, et c'est tant mieux. Tout ce que je fais chez moi comme quand je mets un dossard, et ne crois pas que tu es le seul à sortir plusieurs fois par semaine, je le fais avec conviction, avec une totale confiance, et cela m'est aussi très important, mais contrairement à toi je ne me satisferai jamais du "j'aurai pu faire", je fais, et en cela il y a parfois des chutes qui font mal très mal, mais à chaque fois je me relèverai pour aller plus loin et ce pas parce que j'ai quelque chose à prouver, c'est ce que je désire, sinon encore une fois je reste chez moi à faire mes 3/4 footings de la semaine et je reviens tranquillement à la baraque me siroter quelques bières sans avoir la sensation d'être allé au bout, de pouvoir en faire beaucoup plus, de me donner du rêve.

    A bon entendeur salut.
     
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  20. karuiashi

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    Dans la course pieds nus, ces histoires de records perdent encore plus de sens que dans la course chaussée.

    Comment comparer deux individus aux patrimoines génétiques différents, aux histoires différente et à l'entraînement différent ?

    Est-ce que si un coureur pieds nus gagne un marathon, il est meilleur que les 25000 autres participants ? Ou est-ce qu'il a un avantage biologique, ou bien ce jour-là, il avait mieux dormi, ou été aux toilettes au bon moment ?

    Est-ce que la peau de ma plante des pieds est la même que celle d'un(e) autre ?
    En courant lors de l'IBRD avec mes "camarades" nu-pieds, j'ai pu constater que non.

    La distance maximum n'est pas une donnée abstraite qu'on se fixe et qu'on atteindra coûte que coûte, non, c'est la distance que notre corps, nos pieds et notre mental sont capable de d'arpenter sans souffrir. Evidemment cette distance va augmenter avec l'âge et l'expérience. En fait, plus la distance est longue plus l'âge est un avantage contrairement aux distances courtes :)
     

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